Jasmin d’hiver

Le jasmin à fleurs nues (Jasminum nudiflorum) de la famille des oléacées Synonymes : jasmin d’hiver, jasmin jaune… L’appellation jasmin évoque irrémédiablement un puissant parfum envoûtant et une atmosphère orientale digne des palais des mille et une nuits ! « L’absolue », obtenue à partir des fleurs de jasmin encore cultivé dans la région de Grasse, entre dans la composition du célèbre n° 5 de la maison Chanel. Ajoutées à du thé vert ou blanc, les fleurs de jasmin permettent d’obtenir le thé au jasmin connu et réputé depuis la dynastie Song... Originaire de Chine, le jasmin à fleurs nues fait très nettement exception à cette réputation car ses fleurs jaunes, qui apparaissent au cœur de l’hiver, sont totalement inodores. Autre exception, le jasmin d’hiver est parfaitement rustique alors que la plupart des autres espèces de ce genre sont détruites par des gelées inférieures à - 5°C. Enfin, malgré les apparences, le jasmin à fleurs jaunes n’est pas une plante grimpante car il ne possède aucun organe de fixation. On le qualifie plutôt de sarmenteux.Etymologie: Le nom du genre provient de l’arabe yasmin terme issu du persan yâsimin qui désignait cette plante au parfum suave. Le nom spécifique est directement tiré du latin et correspond strictement à la traduction française. Il s’agit d’une référence à la floraison qui se fait sur des rameaux totalement dépourvus de feuilles.

Commentaires fermés sur Jasmin d’hiver

Hellébore Oriental

L’hellébore oriental (Helleborus orientalis) de la famille des renonculacées Synonyme : rose de carême A côté de la très célèbre rose de Noël (Helleborus niger), il existe une bonne quinzaine d’espèces d’hellébore. La distinction entre ces différentes plantes n’est pas toujours chose aisée d’autant qu’il existe de nombreux hybrides interspécifiques (Helleborus x hybridus) et de nombreux cultivars aux coloris variés. La plus intéressante de ces espèces pour sa résistance, sa facilité de culture, sa propension à se multiplier spontanément et pour la durée de sa floraison, est vraisemblablement l’hellébore d’orient. Son appellation de rose de carême indique qu’elle fleurit en général en février donc un peu plus tard que les fêtes de fin d’année. Les formes sauvages spontanées en Europe de l’est ou dans la proche Asie (Bulgarie, Grèce, Caucase, Turquie…) sont à fleurs pourpres plus ou moins foncées ou blanc verdâtre, parfois mouchetées.Etymologie: Comme souvent, l’origine du nom générique est discutée. Pour certains, ce serait l’association de deux racines grecques helein pour faire mourir et bora pour nourrir. Donc littéralement qui fait mourir lorsqu’on la mange. Il s’agit d’une référence à la grande toxicité des hellébores. Pour d’autres, le nom du genre viendrait d’elleboros qui correspondrait à une plante utilisée pour guérir la folie. Cette propriété des hellébores (on peut aussi écrire ellébore) est d’ailleurs évoquée dans la célèbre fable de la Fontaine, le lièvre et la tortue : «…

Commentaires fermés sur Hellébore Oriental

Cognassier du Japon

Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica = Chaenomeles maulei) Synonymes : cognassier à fleurs, cognassier ornemental, pommier du Japon… La nomenclature du genre Chaenomeles a beaucoup évolué depuis sa découverte et sa description par le médecin et naturaliste suédois Carl Peter Thunberg lors de son séjour au Japon en 1784. D’abord décrit comme une espèce de poirier (Pyrus japonica), il fut ensuite rattaché au genre Cydonia. Enfin, se basant sur la forme différente de ses fruits, le botaniste britannique John Lindley en fit un genre à part en 1822. La dénomination de cognassier est normalement réservée aux espèces du genre Cydonia. Comme il n’existe pas, a priori, de nom commun pour dénommer le genre Chaenomeles, c’est donc le nom vernaculaire originel qui continue d’être utilisé. En horticulture, l’expression de cognassier à fleurs ou de cognassier ornemental désigne aussi d’autres espèces d’origine asiatique et leurs hybrides (Chaenomeles speciosa, Chaenomeles x superba…).Etymologie: Le nom du genre est la contraction de deux racines grecques chaïnen pour se fendre et melea pour pomme donc littéralement, pomme qui se fend. Ce nom a été donné par Lindley, influencé par une description un peu erronée des fruits de ce genre par C.P. Thunberg. En effet, il n’arrive quasiment jamais que le fruit très dur du genre Chaenomeles s’ouvre à maturité. Le nom spécifique correspond très logiquement à l’origine géographique de cette plante.Description: Le cognassier du Japon est…

Commentaires fermés sur Cognassier du Japon

Marronnier blanc

Le marronnier blanc (Aesculus hippocastanum) de la famille des hippocastanacées ou des sapindacées. Noms vernaculaires : marronnier d’Inde, châtaignier des chevaux… Contrairement à ce que laisserait supposer un de ses noms vernaculaires, le marronnier blanc n’est pas originaire des Indes mais d’Asie Mineure et des Balkans. C’est donc malgré tout une essence exotique introduite en France vers 1612. Depuis il s’est largement répandu dans les villes, sur les places publiques, le long des avenues, dans les cours d’école… Le jaunissement de ses feuilles intervient généralement chaque année début octobre au moment de la rentrée des classes qui se faisait anciennement à cette période. Cela a donné une expression très utilisée en langage journalistique. Le « marronnier » correspond à un événement qui revient régulièrement chaque année à la même époque. Ses graines volumineuses et à la couleur attrayante font toujours la joie des enfants qui les utilisent de diverses manières. Etymologie Aesculus viendrait du latin qui désignerait une espèce de chêne à glands comestibles. Le nom spécifique est la contraction de deux racines grecques : hippo le cheval et castanum la châtaigne d’où le nom vernaculaire « châtaignier des chevaux ». Bien que considérées comme toxiques, les graines du marronnier auraient servi de nourriture au cheval et de médicaments contre certaines affections pulmonaires de cet animal. Description: Lorsqu’il est planté en isolé, le marronnier blanc est un arbre majestueux, imposant qui…

Commentaires fermés sur Marronnier blanc

Lavande officinale

La lavande à feuilles étroites (Lavandula angustifolia) de la famille des lamiacées. Synonyme : lavande vraie (Lavandula vera) et lavande officinale (Lavandula officinalis). Noms vernaculaires : lavande fine, lavande des Alpes, lavande anglaise... Le genre lavande regroupe de nombreuses espèces dont la plus connue, pas forcément la plus répandue que ce soit à l’état sauvage ou en culture, est la lavande à feuilles étroites. La lavande évoque irrémédiablement le sud et notamment la Provence, le soleil et surtout une agréable odeur apaisante. Les armoires à linge de nos grands-mères sentaient bon la lavande. Le croisement entre deux espèces a engendré le lavandin, hybride stérile, très cultivé pour l’obtention d’huiles essentielles. Chaque année, les zones de culture de la lavande et du lavandin font l’objet de transhumances importantes pour récolter un miel très prisé des connaisseurs. Dans certaines zones de production, il peut obtenir deux signes complémentaires de qualité que sont le label rouge et l’Indication Géographique Protégée (IGP).Etymologie: Le nom générique provient du latin lavare qui signifie laver ou de lavanda que l’on trouve dans lavandière et qui signifie lavage ou toilette. Il s’agit d’une référence évidente à l’utilisation depuis la plus haute Antiquité de la lavande pour, entre autres, parfumer les bains. Le nom spécifique est la contraction de deux racines latines angusti qui signifie étroit et folio qui désigne la feuille donc littéralement à feuilles étroites.Description: La lavande vraie…

Commentaires fermés sur Lavande officinale

Savonnier

Le savonnier (Koelreuteria paniculata) de la famille des sapindacées. Synonyme : arbre aux lanternes… Les plantes qui peuvent s’implanter en ville doivent présenter un développement restreint, supporter la pollution, ne pas craindre la sécheresse et s’adapter à la plupart des sols. Originaire d’Extrême-Orient et notamment de la Chine et de la Corée, le savonnier répond à ces différents critères et convient particulièrement bien pour des plantations en avenue de faible largeur. De plus, sa floraison éblouissante et son feuillage qui se colore vivement en automne ajoutent un intérêt non négligeable à ce petit arbre.Etymologie: Le nom générique est dédié au médecin et naturaliste allemand, Joseph Gottlieb Koelreuter. Il fut entre autres, professeur d’histoire naturelle et directeur du jardin botanique de Karlsruhe. Il est également connu pour ses nombreux travaux sur le pollen, la sexualité des plantes et les hybridations. On peut considérer qu’il est un des pères de la génétique. Ses expériences furent reprises par Mendel et débouchèrent sur la publication des célèbres lois du même nom. Le nom spécifique provient du latin et correspond au type de ses d’inflorescences. Il fleurit en panicules c’est-à-dire en grappes composées (grappe de grappes).Description: Le savonnier est un petit arbre de 6 à 8 mètres de hauteur, à port étalé et à cime arrondie. L’écorce de son tronc et des branches âgées est brune et parcourue de gerçures légèrement orangées. Les feuilles alternes sont…

Commentaires fermés sur Savonnier

Grand orpin

L’orpin remarquable ( Sedum spectabile ou Hylotelephium spectabile) de la famille des crassulacées Synonyme : grand orpin, orpin d’automne… Pour faire simple, les orpins peuvent être répartis en deux catégories selon leur taille. Les plus petits, à port plus ou moins rampant, constituent le genre Sedum. Même s’il existe des exceptions, les plus grands à port érigé et aux racines charnues, appartiennent principalement au genre Hylotelephium. Le point commun à toutes ces plantes est leur appartenance à la catégorie des plantes dites grasses ou succulentes. Elles emmagasinent de l’eau dans leurs tiges et surtout dans leurs feuilles. De ce fait, elles résistent parfaitement à la sécheresse et peuvent être utilisées dans des endroits les plus ingrats. C’est ainsi que les nombreuses espèces de Sedum sont très utiles pour garnir les murets de pierres sèches et les toitures végétalisées. Anciennement rattaché aux sedums, l’orpin remarquable est une espèce asiatique qui, désormais, fait partie du genre Hylotelephium.Etymologie: Sedum viendrait du latin sedare qui signifie calmer ou apaiser. Certains orpins étaient utilisés pour préparer des onguents, sortes de pommades aux propriétés cicatrisantes et adoucissantes. Le nom spécifique est facile à traduire et à comprendre au regard de la plante en pleine floraison.Description L’orpin remarquable est une plante vivace herbacée à racines et tiges charnues d’environ 80 cm de hauteur. De couleur vert glauque ou vert-de-gris, les feuilles épaisses, également charnues, sont alternes parfois opposées,…

Commentaires fermés sur Grand orpin

Asters d’Automne

Les asters d’automne (Aster sp.) de la famille des astéracées ou composées Synonyme : marguerite de la St-Michel Parmi les centaines d’espèces qu’englobe ce genre, Aster novi-belgii et Aster novae-angliae sont incontestablement les rois de l’automne. Ils s’agit de plantes originaires du nord-est des Etats-Unis. Ils ont engendré de nombreux hybrides aux coloris variés et à la floraison prolongée. Comme de plus leurs capitules sont très mellifères, ils méritent largement l’attention du jardinier pour les décorations des massifs d’arrière-saison et de l’apiculteur pour un appoint de nourriture avant la mise en hivernage de ses colonies d’abeilles. Pour le botaniste à la page, ces deux espèces appartiennent désormais au genre Symphyotrichum, terme constitué de deux racines grecques et qui signifierait cheveux soudés. Enfin, pour l’écologue soucieux de l’équilibre des écosystèmes et de la biodiversité locale, certains figurent dans la liste des plantes invasives ou pestes végétales et seraient donc à éviter ! Etymologie Le nom générique vient du latin aster qui signifie étoile. Il s’agit d’une référence évidente à l’allure générale des inflorescences en capitule qui évoquent une étoile. Les appellations spécifiques correspondent à la latinisation de leurs régions d’origine, la Nouvelle-Belgique (actuellement l’état de New York) et la Nouvelle-Angleterre (6 états dont le Maine, le Massachusetts, le Vermont…).Description: Les asters d’automne sont des plantes vivaces herbacées de culture très facile et qui s’adaptent à la plupart des sols sans excès. Leur…

Commentaires fermés sur Asters d’Automne

Chrysanthème à grandes fleurs

Le chrysanthème à grandes fleurs (Chrysanthemum x grandiflorum) de la famille des astéracées ou composées. Synonymes : chrysanthème de Chine, chrysanthème des fleuristes, d’automne... Le genre Chrysanthemum englobe de nombreuses espèces de plantes plus ou moins herbacées, vivaces ou annuelles et souvent très disparates. Cela explique que leur nomenclature évolue sans cesse en fonction de l’avancement des recherches scientifiques et notamment des résultats des analyses de leur ADN. Pour le grand public occidental, les chrysanthèmes sont immanquablement associés au mois de novembre, à la Toussaint et sont le plus souvent considérés comme des fleurs de cimetière. Cette catégorie est issue de plantes originaires d’Extrême-Orient où elles bénéficient d’un tout autre statut. Elles y sont cultivées depuis la plus haute Antiquité, d’abord comme plantes alimentaires et médicinales, puis comme plantes ornementales. Par hybridation et sélection continues, elles ont engendré de très nombreuses variétés aux capitules de formes et de coloris très variés.Etymologie: Le nom du genre est la contraction de deux racines grecques chrysos qui correspond à l’or et anthos qui désigne la fleur. Donc littéralement fleur d’or. En effet, si actuellement les coloris sont nombreux, les géniteurs d’origine étaient généralement de couleur jaune. Le nom spécifique provient du latin et correspond strictement à la traduction française.Description Les chrysanthèmes d’automne sont des plantes vivaces herbacées dont la rusticité dépend des variétés. Les variétés à petits capitules sont très rustiques et résistent aux…

Commentaires fermés sur Chrysanthème à grandes fleurs

Sophora japonica

Le Sophora du Japon est un arbre à feuilles caduques, au port majestueux, large et arrondi. Cet arbre à croissance rapide, robuste et vigoureux, peut mesurer jusqu’à 25 m de hauteur. L’écorce gris foncé est parcourue de longues fissures longitudinales. Les jeunes rameaux sont cassants, verts et parsemés de nombreuses lenticelles. Son enracinement est superficiel et traçant. Il est plutôt adapté aux grands jardins ou parcs sauf si on choisit des cultivars de taille réduite.Ses grandes feuilles composées (de 30 cm environ) sont imparipennées à 9-15 paires de folioles, ovales-lancéolés ou ovales-oblongs, de 2,5–6 cm de long sur 1,5–3 cm de large, à apex acuminé, papyracés, glauques et peu à densément pubescents dans la partie inférieure, devenant en général glabres.Ses inflorescences sont en panicules terminales, blanc crème, pouvant mesurer jusqu’à 30 cm de long. La fleur papilionacée comporte un calice courtement campanulé, à 5 dents, une corolle blanche, ou jaune crème parfois teintée de violet. Elle possède dix étamines de longueur inégale. Sa floraison en panicules blanc crème parfumées apparaît en milieu ou fin d’été (juillet-août). Grâce à l’abondance de fleurs, elle fournit une excellente source de nectar.Elle donne des gousses (6-8 cm de long sur 1 cm de large) charnues, vertes, moniliformes (présentant des étranglements entre les graines) contenant de 1 à 6 graines toxiques. Ces dernières sont jaune verdâtre puis noir brunâtre quand elles ont séchéLe Sophora du Japon , est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae. C’est un arbre qui, quoique son nom indique qu’il est originaire…

Commentaires fermés sur Sophora japonica