Epilobe à feuilles étroites

L’épilobe à feuilles étroites (Chamaenerion angustifolium = Epilobium angustifolium) de la famille des onagracées ou des oenothéracées. Noms vernaculaires : laurier de St-Antoine, Antoinette, osier fleuri… Comme les fleurs du laurier de St-Antoine sont construites sur le modèle 4 on pourrait, en se laissant aller à la facilité, classer cette plante dans la famille des crucifères. Mais un examen un peu plus approfondi permet rapidement d’observer des différences importantes et d’opter pour un choix radicalement différent. La plus importante de ces dissimilitudes est la position de l’ovaire. Chez l’épilobe, il est situé en dessous du périanthe (sépales et pétales). Les spécialistes parlent d’un ovaire infère. Une autre différence concerne la maturité comparée des anthères et des stigmates. Chez la plupart des crucifères, ces deux organes sexuels sont synchrones et ces plantes sont généralement autofertiles. En revanche, chez l’épilobe, les anthères libèrent leur pollen grisbleu quelques jours avant l’ouverture des stigmates de la même fleur. Elle est donc autostérile et nécessite l’intervention des pollinisateurs. Etymologie: Epilobium est la contraction de deux racines grecques, epi qui signifie dessus et lobos nom d’un fruit de type silique. Il s’agit d’une évocation évidente à la position de la fleur sur le dessus de l’ovaire. Chamaenerion est également la contraction de deux racines grecques, chamae qui veut dire nain, peu élevé et nerio qui a donné Nerium le nom scientifique du laurier-rose. Les feuilles de l’épilobe…

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Colchique d’Automne

Le colchique d’automne (Colchicum autumnale = Colchicum multiflorum) de la famille des liliacées ou des colchicacées. Noms vernaculaires : tue-chien, tue-loup, fauxsafran, safran bâtard, veilleuse… Les noms communs de cette belle bulbeuse à floraison automnale donnent directement le ton. Le colchique d’automne ressemble beaucoup au crocus donc au safran et il s’agit d’une plante très toxique, sans doute une des plus vénéneuses de la flore française avec la belladone et l’aconit casque de Jupiter. Un peu de botanique et surtout un peu d’observation permettent d’éviter la confusion : - le colchique possède 6 étamines alors que les crocus n’en possèdent que 3. - les feuilles du colchique d’automne n’apparaissent qu’au printemps suivant sa floraison alors que celles des safrans, qu’ils soient printaniers ou automnaux, apparaissent un peu avant ou simultanément. Etymologie: Le nom générique provient du grec Colchicos qui désignait l’ancienne province de la Colchide l’actuelle Géorgie au bord de la mer noire. Dans la mythologie grecque, cette région était la patrie de Médée, célèbre magicienne et surtout célèbre empoisonneuse ! Les noms spécifiques proviennent du latin et sont faciles à traduire, automnale pour automne, époque de la floraison et multiflorum pour nombreuses fleurs, chaque bulbe en produisant plusieurs. Ces fleurs en coupe mauve clair avec leurs anthères orange lumineux évoquent la lampe qui veillait les défunts d’où le nom commun de veilleuse.Description: Le colchique d’automne présente des aspects très différents…

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Verge d’or

Le solidage verge d’or (Solidago virgaurea) de la famille des astéracées. Noms vernaculaires : gerbe d’or, verge dorée, baguette d’Aaron, herbe des juifs… Avec la fin de l’été, certaines plantes produisent pollen et nectar de qualité et en quantité. Elles prennent une importance considérable pour préparer les insectes qui passent la mauvaise saison sous forme adulte à résister aux rigueurs de l’hiver. Ceci est évidemment le cas des colonies d’abeilles qui, en cette saison, préparent déjà la prochaine campagne en donnant naissance aux ouvrières qui assureront la reprise d’activité dès janvier-février prochains. La gerbe d’or fait partie de ces plantes providentielles. Elle fleurit d’août à octobre sur toutes sortes de sols qu’elle illumine de ses belles fleurs jaunes et généreuses. A cette époque, elle est visitée par tout un cortège de pollinisateurs et notamment par des diptères souvent mimétiques comme les syrphes, des lépidoptères et des hyménoptères qui trouvent là de quoi se faire de substantielles réserves adipeuses.Etymologie: Le nom générique est la contraction de deux racines latines solidium et agere. Il signifie consolider, rendre solide. Il a été donné par Linné en référence aux nombreuses propriétés thérapeutiques de la plante et notamment à ses propriétés vulnéraires. Le nom spécifique est également issu du latin virga qui désigne une baguette, un rameau souple, une verge... et aurea qui correspond à l’orDescription: Le solidage verge d’or est une plante herbacée vivace régulièrement…

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Bruyère de Darley

La bruyère de Darley (Erica x darleyensis) de la famille des éricacées Certains arbustes ou sous-arbrisseaux ont quasiment toutes les qualités requises pour figurer en première place dans les jardins destinés aux pollinisateurs. C’est le cas de la bruyère de Darley obtenue par hybridation entre la bruyère d’hiver (Erica carnea) d’origine alpine et la bruyère dite méditerranéenne (Erica erigena), en réalité d’origine plutôt atlantique (on peut aussi la rencontrer sur certaines falaises irlandaises et on l’appelle aussi bruyère de l’Ouest). Cet hybride interspécifique, donc stérile, présente une floribondité remarquable et une durée de floraison sans égale. En fonction des nombreux cultivars proposés par les pépiniéristes, elle est capable de fleurir sans discontinuer de novembre à avril. Si on ajoute qu’elle se contente de sols pauvres, bien drainés, donc sans excès d’humidité , on ne peut qu’être séduit. Son port étalé permet de réaliser des tapis denses en couvre-sol en plein soleil de préférence, cette plante étant plutôt héliophile.Etymologie: Le nom du genre provient vraisemblablement du grec erico qui signifie briser, faisant ainsi référence à la fragilité des rameaux des bruyères. Le nom spécifique est la latinisation de Darley (ou Darley Dale), ville située dans le Derbyshire au sud de l’Angleterre. C’est dans cette localité que sont nés, durant l’ère victorienne, les premiers hybrides du genre Erica.Le saviez-vous ?Au niveau apicole, plusieurs autres espèces de bruyères permettent de  récolter des miels de…

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Jasmin d’hiver

Le jasmin à fleurs nues (Jasminum nudiflorum) de la famille des oléacées Synonymes : jasmin d’hiver, jasmin jaune… L’appellation jasmin évoque irrémédiablement un puissant parfum envoûtant et une atmosphère orientale digne des palais des mille et une nuits ! « L’absolue », obtenue à partir des fleurs de jasmin encore cultivé dans la région de Grasse, entre dans la composition du célèbre n° 5 de la maison Chanel. Ajoutées à du thé vert ou blanc, les fleurs de jasmin permettent d’obtenir le thé au jasmin connu et réputé depuis la dynastie Song... Originaire de Chine, le jasmin à fleurs nues fait très nettement exception à cette réputation car ses fleurs jaunes, qui apparaissent au cœur de l’hiver, sont totalement inodores. Autre exception, le jasmin d’hiver est parfaitement rustique alors que la plupart des autres espèces de ce genre sont détruites par des gelées inférieures à - 5°C. Enfin, malgré les apparences, le jasmin à fleurs jaunes n’est pas une plante grimpante car il ne possède aucun organe de fixation. On le qualifie plutôt de sarmenteux.Etymologie: Le nom du genre provient de l’arabe yasmin terme issu du persan yâsimin qui désignait cette plante au parfum suave. Le nom spécifique est directement tiré du latin et correspond strictement à la traduction française. Il s’agit d’une référence à la floraison qui se fait sur des rameaux totalement dépourvus de feuilles.

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Hellébore Oriental

L’hellébore oriental (Helleborus orientalis) de la famille des renonculacées Synonyme : rose de carême A côté de la très célèbre rose de Noël (Helleborus niger), il existe une bonne quinzaine d’espèces d’hellébore. La distinction entre ces différentes plantes n’est pas toujours chose aisée d’autant qu’il existe de nombreux hybrides interspécifiques (Helleborus x hybridus) et de nombreux cultivars aux coloris variés. La plus intéressante de ces espèces pour sa résistance, sa facilité de culture, sa propension à se multiplier spontanément et pour la durée de sa floraison, est vraisemblablement l’hellébore d’orient. Son appellation de rose de carême indique qu’elle fleurit en général en février donc un peu plus tard que les fêtes de fin d’année. Les formes sauvages spontanées en Europe de l’est ou dans la proche Asie (Bulgarie, Grèce, Caucase, Turquie…) sont à fleurs pourpres plus ou moins foncées ou blanc verdâtre, parfois mouchetées.Etymologie: Comme souvent, l’origine du nom générique est discutée. Pour certains, ce serait l’association de deux racines grecques helein pour faire mourir et bora pour nourrir. Donc littéralement qui fait mourir lorsqu’on la mange. Il s’agit d’une référence à la grande toxicité des hellébores. Pour d’autres, le nom du genre viendrait d’elleboros qui correspondrait à une plante utilisée pour guérir la folie. Cette propriété des hellébores (on peut aussi écrire ellébore) est d’ailleurs évoquée dans la célèbre fable de la Fontaine, le lièvre et la tortue : «…

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Cognassier du Japon

Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica = Chaenomeles maulei) Synonymes : cognassier à fleurs, cognassier ornemental, pommier du Japon… La nomenclature du genre Chaenomeles a beaucoup évolué depuis sa découverte et sa description par le médecin et naturaliste suédois Carl Peter Thunberg lors de son séjour au Japon en 1784. D’abord décrit comme une espèce de poirier (Pyrus japonica), il fut ensuite rattaché au genre Cydonia. Enfin, se basant sur la forme différente de ses fruits, le botaniste britannique John Lindley en fit un genre à part en 1822. La dénomination de cognassier est normalement réservée aux espèces du genre Cydonia. Comme il n’existe pas, a priori, de nom commun pour dénommer le genre Chaenomeles, c’est donc le nom vernaculaire originel qui continue d’être utilisé. En horticulture, l’expression de cognassier à fleurs ou de cognassier ornemental désigne aussi d’autres espèces d’origine asiatique et leurs hybrides (Chaenomeles speciosa, Chaenomeles x superba…).Etymologie: Le nom du genre est la contraction de deux racines grecques chaïnen pour se fendre et melea pour pomme donc littéralement, pomme qui se fend. Ce nom a été donné par Lindley, influencé par une description un peu erronée des fruits de ce genre par C.P. Thunberg. En effet, il n’arrive quasiment jamais que le fruit très dur du genre Chaenomeles s’ouvre à maturité. Le nom spécifique correspond très logiquement à l’origine géographique de cette plante.Description: Le cognassier du Japon est…

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Marronnier blanc

Le marronnier blanc (Aesculus hippocastanum) de la famille des hippocastanacées ou des sapindacées. Noms vernaculaires : marronnier d’Inde, châtaignier des chevaux… Contrairement à ce que laisserait supposer un de ses noms vernaculaires, le marronnier blanc n’est pas originaire des Indes mais d’Asie Mineure et des Balkans. C’est donc malgré tout une essence exotique introduite en France vers 1612. Depuis il s’est largement répandu dans les villes, sur les places publiques, le long des avenues, dans les cours d’école… Le jaunissement de ses feuilles intervient généralement chaque année début octobre au moment de la rentrée des classes qui se faisait anciennement à cette période. Cela a donné une expression très utilisée en langage journalistique. Le « marronnier » correspond à un événement qui revient régulièrement chaque année à la même époque. Ses graines volumineuses et à la couleur attrayante font toujours la joie des enfants qui les utilisent de diverses manières. Etymologie Aesculus viendrait du latin qui désignerait une espèce de chêne à glands comestibles. Le nom spécifique est la contraction de deux racines grecques : hippo le cheval et castanum la châtaigne d’où le nom vernaculaire « châtaignier des chevaux ». Bien que considérées comme toxiques, les graines du marronnier auraient servi de nourriture au cheval et de médicaments contre certaines affections pulmonaires de cet animal. Description: Lorsqu’il est planté en isolé, le marronnier blanc est un arbre majestueux, imposant qui…

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Lavande officinale

La lavande à feuilles étroites (Lavandula angustifolia) de la famille des lamiacées. Synonyme : lavande vraie (Lavandula vera) et lavande officinale (Lavandula officinalis). Noms vernaculaires : lavande fine, lavande des Alpes, lavande anglaise... Le genre lavande regroupe de nombreuses espèces dont la plus connue, pas forcément la plus répandue que ce soit à l’état sauvage ou en culture, est la lavande à feuilles étroites. La lavande évoque irrémédiablement le sud et notamment la Provence, le soleil et surtout une agréable odeur apaisante. Les armoires à linge de nos grands-mères sentaient bon la lavande. Le croisement entre deux espèces a engendré le lavandin, hybride stérile, très cultivé pour l’obtention d’huiles essentielles. Chaque année, les zones de culture de la lavande et du lavandin font l’objet de transhumances importantes pour récolter un miel très prisé des connaisseurs. Dans certaines zones de production, il peut obtenir deux signes complémentaires de qualité que sont le label rouge et l’Indication Géographique Protégée (IGP).Etymologie: Le nom générique provient du latin lavare qui signifie laver ou de lavanda que l’on trouve dans lavandière et qui signifie lavage ou toilette. Il s’agit d’une référence évidente à l’utilisation depuis la plus haute Antiquité de la lavande pour, entre autres, parfumer les bains. Le nom spécifique est la contraction de deux racines latines angusti qui signifie étroit et folio qui désigne la feuille donc littéralement à feuilles étroites.Description: La lavande vraie…

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Savonnier

Le savonnier (Koelreuteria paniculata) de la famille des sapindacées. Synonyme : arbre aux lanternes… Les plantes qui peuvent s’implanter en ville doivent présenter un développement restreint, supporter la pollution, ne pas craindre la sécheresse et s’adapter à la plupart des sols. Originaire d’Extrême-Orient et notamment de la Chine et de la Corée, le savonnier répond à ces différents critères et convient particulièrement bien pour des plantations en avenue de faible largeur. De plus, sa floraison éblouissante et son feuillage qui se colore vivement en automne ajoutent un intérêt non négligeable à ce petit arbre.Etymologie: Le nom générique est dédié au médecin et naturaliste allemand, Joseph Gottlieb Koelreuter. Il fut entre autres, professeur d’histoire naturelle et directeur du jardin botanique de Karlsruhe. Il est également connu pour ses nombreux travaux sur le pollen, la sexualité des plantes et les hybridations. On peut considérer qu’il est un des pères de la génétique. Ses expériences furent reprises par Mendel et débouchèrent sur la publication des célèbres lois du même nom. Le nom spécifique provient du latin et correspond au type de ses d’inflorescences. Il fleurit en panicules c’est-à-dire en grappes composées (grappe de grappes).Description: Le savonnier est un petit arbre de 6 à 8 mètres de hauteur, à port étalé et à cime arrondie. L’écorce de son tronc et des branches âgées est brune et parcourue de gerçures légèrement orangées. Les feuilles alternes sont…

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