Fleurs mellifères

Jasmin d’hiver

Le jasmin à fleurs nues (Jasminum nudiflorum) de la famille des oléacées Synonymes : jasmin d’hiver, jasmin jaune… L’appellation jasmin évoque irrémédiablement un puissant parfum envoûtant et une atmosphère orientale digne des palais des mille et une nuits ! « L’absolue », obtenue à partir des fleurs de jasmin encore cultivé dans la région de Grasse, entre dans la composition du célèbre n° 5 de la maison Chanel. Ajoutées à du thé vert ou blanc, les fleurs de jasmin permettent d’obtenir le thé au jasmin connu et réputé depuis la dynastie Song... Originaire de Chine, le jasmin à fleurs nues fait très nettement exception à cette réputation car ses fleurs jaunes, qui apparaissent au cœur de l’hiver, sont totalement inodores. Autre exception, le jasmin d’hiver est parfaitement rustique alors que la plupart des autres espèces de ce genre sont détruites par des gelées inférieures à - 5°C. Enfin, malgré les apparences, le jasmin à fleurs jaunes n’est pas une plante grimpante car il ne possède aucun organe de fixation. On le qualifie plutôt de sarmenteux.Etymologie: Le nom du genre provient de l’arabe yasmin terme issu du persan yâsimin qui désignait cette plante au parfum suave. Le nom spécifique est directement tiré du latin et correspond strictement à la traduction française. Il s’agit d’une référence à la floraison qui se fait sur des rameaux totalement dépourvus de feuilles.

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Noisetier

Le noisetier commun (Corylus avellana) de la famille des bétulacées. Noms vernaculaires : coudrier, avelinier… Le privilège d’ouvrir le bal des plantes mellifères revient au noisetier, arbuste commun des forêts et des haies bocagères. C’est un peu un paradoxe car, comme la plupart des essences forestières, le noisetier est un arbuste ou un petit arbre à pollinisation anémophile, c’est-à-dire pollinisé par le vent. Il produit très tôt dans l’année, parfois dès janvier, une importante quantité de pollen qui normalement ne concerne pas les insectes. Cependant, à l’époque de sa floraison, les ressources en pollen sont rares et le sien, est à la base des premières rentrées d’aliments protéinés dans les ruches. L’augmentation de la température et les apports en sources de protéines stimulent la ponte de la reine, l’année apicole est bien redémarrée.Etymologie: Le nom générique provient du latin corolus lui-même dérivé du grec korus qui signifie casque ou capuchon. Il s’agit d’une référence aux bractées campanulées qui, à la manière d’un capuchon, protègent plus au moins les noisettes. L’origine du nom spécifique est discutée. Pour certains, il provient de la ville italienne d’Avella célèbre pour la qualité de ses noisettes. Pour d’autres, il viendrait du gaulois aballo qui désigne la pomme. Certaines variétés de noisette dénommées avelines sont rondes comme des pommes. Cette deuxième explication semble un peu « tirée par les cheveux » !Description: Le noisetier commun est un…

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Perce-neige

Le (ou la) perce-neige (Galanthus nivalis) de la famille des amaryllidacées Noms vernaculaires : clochette d’hiver, galanthe des neiges… Plus ou moins simultanée à celle du noisetier, la floraison du perce-neige est une preuve supplémentaire d’une reprise d’activité à l’intérieur de la ruche. Il y a en effet une corrélation certaine entre la floraison de ces espèces et la relance de la ponte de la reine. Le perce-neige offre l’exemple d’une plante plutôt rare dans la nature mais largement présente dans les parcs et les jardins où elle se naturalise très facilement. Son statut est donc directement lié à l’homme qui est l’agent principal de sa dissémination. Les spécialistes désignent cette situation sous l’appellation d’anthropochorie de anthropo = homme et chorie = porter, donc plante portée ou transportée par l’homme.Etymologie: Le nom générique est la contraction de deux racines grecques, gala qui désigne le lait et anthos qui signifie fleur. Donc littéralement fleur de lait en relation évidente à la couleur générale de cette espèce à floraison très précoce. Celle–ci est évoquée par le nom spécifique nivalis, d’origine latine, qui signifie neige. Les gracieuses clochettes de la galanthe des neiges apparaissent au cœur de l’hiver. Les différents noms vernaculaires reprennent tous ces idées de couleur et de précocité.Description: La galanthe des neiges est une plante herbacée vivace par son bulbe blanc et ovoïde. De taille plutôt modeste, aux alentours de 15…

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Hellébore Oriental

L’hellébore oriental (Helleborus orientalis) de la famille des renonculacées Synonyme : rose de carême A côté de la très célèbre rose de Noël (Helleborus niger), il existe une bonne quinzaine d’espèces d’hellébore. La distinction entre ces différentes plantes n’est pas toujours chose aisée d’autant qu’il existe de nombreux hybrides interspécifiques (Helleborus x hybridus) et de nombreux cultivars aux coloris variés. La plus intéressante de ces espèces pour sa résistance, sa facilité de culture, sa propension à se multiplier spontanément et pour la durée de sa floraison, est vraisemblablement l’hellébore d’orient. Son appellation de rose de carême indique qu’elle fleurit en général en février donc un peu plus tard que les fêtes de fin d’année. Les formes sauvages spontanées en Europe de l’est ou dans la proche Asie (Bulgarie, Grèce, Caucase, Turquie…) sont à fleurs pourpres plus ou moins foncées ou blanc verdâtre, parfois mouchetées.Etymologie: Comme souvent, l’origine du nom générique est discutée. Pour certains, ce serait l’association de deux racines grecques helein pour faire mourir et bora pour nourrir. Donc littéralement qui fait mourir lorsqu’on la mange. Il s’agit d’une référence à la grande toxicité des hellébores. Pour d’autres, le nom du genre viendrait d’elleboros qui correspondrait à une plante utilisée pour guérir la folie. Cette propriété des hellébores (on peut aussi écrire ellébore) est d’ailleurs évoquée dans la célèbre fable de la Fontaine, le lièvre et la tortue : «…

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Cornouiller mâle

Le cornouiller mâle (Cornus mas) de la famille des cornacées. Synonymes : cornouiller à bois dur, cornouiller sauvage, cornier… Le randonneur qui profite des premières belles journées ensoleillées pour arpenter les sentiers des régions calcaires est souvent surpris d’observer dès la mi-février de petits arbres couverts de fleurs jaunes. Cette couleur est tellement prononcée que dans les causses quercynoises, les gens du cru n’hésitent pas à les dénommer « mimosas du Causse ». Il s’agit en réalité du cornouiller mâle, le premier ligneux autochtone producteur de pollen et de nectar, donc le premier ligneux indigène mellifère au sens strict du terme. C’est une essence écologiquement très importante car, outre ses fleurs qui rassasient les premiers pollinisateurs, ses feuilles sont estimées des cervidés et ses fruits très appréciés par les oiseaux. Il devrait donc figurer en bonne place dans une haie bocagère.Etymologie: Le nom du genre provient du latin cornus qui désigne la corne. C’est une référence à la dureté du bois de cette espèce. Il était utilisé pour confectionner des manches d’outils, des flèches, des javelots et diverses pièces en bois qui devaient résister à l’usure. Le nom spécifique provient également du latin mais est plus ambigu car il semble préciser clairement le sexe de la plante. Or les fleurs précoces du cornouiller à bois dur sont nettement hermaphrodites. Dans ce cas le terme mâle doit être pris au sens figuré.…

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Cognassier du Japon

Le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica = Chaenomeles maulei) Synonymes : cognassier à fleurs, cognassier ornemental, pommier du Japon… La nomenclature du genre Chaenomeles a beaucoup évolué depuis sa découverte et sa description par le médecin et naturaliste suédois Carl Peter Thunberg lors de son séjour au Japon en 1784. D’abord décrit comme une espèce de poirier (Pyrus japonica), il fut ensuite rattaché au genre Cydonia. Enfin, se basant sur la forme différente de ses fruits, le botaniste britannique John Lindley en fit un genre à part en 1822. La dénomination de cognassier est normalement réservée aux espèces du genre Cydonia. Comme il n’existe pas, a priori, de nom commun pour dénommer le genre Chaenomeles, c’est donc le nom vernaculaire originel qui continue d’être utilisé. En horticulture, l’expression de cognassier à fleurs ou de cognassier ornemental désigne aussi d’autres espèces d’origine asiatique et leurs hybrides (Chaenomeles speciosa, Chaenomeles x superba…).Etymologie: Le nom du genre est la contraction de deux racines grecques chaïnen pour se fendre et melea pour pomme donc littéralement, pomme qui se fend. Ce nom a été donné par Lindley, influencé par une description un peu erronée des fruits de ce genre par C.P. Thunberg. En effet, il n’arrive quasiment jamais que le fruit très dur du genre Chaenomeles s’ouvre à maturité. Le nom spécifique correspond très logiquement à l’origine géographique de cette plante.Description: Le cognassier du Japon est…

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Fritillaire pintade

La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) de la famille des liliacées Noms vernaculaires : pintadine, œuf de pintade, œuf de vanneaux, damier, belle de mars, tulipe d’eau, gogane … Si on devait établir un classement des plantes mellifères lourdement menacées par les activités humaines, la fritillaire pintade occuperait sans aucun doute, une des premières places du podium. Autrefois très répandues dans les prairies humides et inondables comme celles du val de Loire ou du val de Saône, elle est en très forte régression au point que de nombreux départements ont pris des arrêtés de protection. La principale cause de cette raréfaction désastreuse est liée directement à l’impact de l’agriculture intensive sur son biotope naturel. On peut notamment citer : - le drainage des zones humides. - le labourage des prairies alluviales pour implanter soit des peupleraies soit, le plus souvent, des champs de céréales. - l’utilisation des désherbants. - … La cueillette constitue évidemment un caractère aggravant et doit être strictement proscrite.Etymologie: Le nom générique provient du latin Fritillus qui désignait une sorte de cornet utilisé pour jeter les dés. La forme des fleurs évoque un peu cet objet. Le nom spécifique provient également du latin meleagris qui correspond au nom de la pintade. Les différentes couleurs réparties en damier sur la corolle rappellent, un peu, le plumage moucheté de cet oiseau africain. Souvent, les très nombreux noms vernaculaires évoquent également la…

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Aubépine monogyne

L’aubépine monogyne (Crataegus monogyna) de la famille des rosacées. Synonyme : aubépine à un style Noms vernaculaires : épine de mai, noble épine, épine blanche, cenellier…. Remarque : ces noms sont également utilisés pour désigner l’aubépine épineuse (Crataegus laevigata ou C. oxyacantha) très voisine de l’aubépine monogyne. Les aubépines sont des arbustes très épineux caractéristiques des haies champêtres dans les paysages de bocage. Leur floraison très odorante courant mai est souvent liée à de nombreuses croyances populaires. Par exemple, on dit dans les campagnes que les gelées tardives sont à craindre tant que l’aubépine n’est pas en fleur. Leur floraison coïncide généralement avec la période des saints de glace bien connus des jardiniers (11, 12 et 13 mai ou selon les anciens calendriers St Mamert, St Pancrace et St Servais). Dans certaines régions, l’aubépine est liée à la fête du 1er mai et à la sorcellerie... Les aubépines sont très longévives et certaines atteignent l’âge respectable de 500 ans et plus.Etymologie: Le nom générique vient du latin crataegos qui signifie dur en référence au bois très dense de cette essence. Le nom commun français est facile à comprendre : aube correspond à blanc (l’aube du premier communiant dans la tradition catholique) et épine rappelle le caractère épineux de la plante. Le nom spécifique provient du grec mono qui désigne l’unité, un et gyne qui désigne la partie femelle. Donc monogyne indique…

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Consoude officinale

La consoude officinale (Symphytum officinale) de la famille des borraginacées. Noms vernaculaires : oreille d’âne, langue de vache, grande consoude… Comme la bourrache de la même famille botanique, la grande consoude fait partie des plantes très utiles aux multiples usages. Elle devrait se trouver dans tous les jardins car elle est à la fois décorative, mellifère, médicinale, comestible et fertilisante.Etymologie: Le nom scientifique provient probablement du grec sumphuton qui désigne une plante aux propriétés cicatrisantes très utilisée dans l’Antiquité. Le nom générique français provient du latin consolida qui signifie consolider et affermir. Là encore il s’agit d’une référence directe aux usages de la consoude pour cicatriser les plaies et consolider les fractures. Quant aux noms vernaculaires ils évoquent surtout la taille de la plante ou la forme de ses grandes feuilles allongées et pointues.Description: La consoude officinale est une plante vivace herbacée robuste et vigoureuse qui pousse souvent en colonies importantes dans les zones humides et riches en sels minéraux. En quelques semaines elle atteint une hauteur qui dépasse souvent le mètre. Toutes les parties de la plante sont recouvertes de poils raides qui donnent, notamment aux feuilles, un caractère rêche et rugueux voire piquant. Ces feuilles, allongées et pointues, font environ 40 cm de long pour 15 de large. Elles sont longuement pétiolées à la base des touffes compactes et deviennent sessiles sur les tiges florales où elles se prolongent…

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Marronnier blanc

Le marronnier blanc (Aesculus hippocastanum) de la famille des hippocastanacées ou des sapindacées. Noms vernaculaires : marronnier d’Inde, châtaignier des chevaux… Contrairement à ce que laisserait supposer un de ses noms vernaculaires, le marronnier blanc n’est pas originaire des Indes mais d’Asie Mineure et des Balkans. C’est donc malgré tout une essence exotique introduite en France vers 1612. Depuis il s’est largement répandu dans les villes, sur les places publiques, le long des avenues, dans les cours d’école… Le jaunissement de ses feuilles intervient généralement chaque année début octobre au moment de la rentrée des classes qui se faisait anciennement à cette période. Cela a donné une expression très utilisée en langage journalistique. Le « marronnier » correspond à un événement qui revient régulièrement chaque année à la même époque. Ses graines volumineuses et à la couleur attrayante font toujours la joie des enfants qui les utilisent de diverses manières. Etymologie Aesculus viendrait du latin qui désignerait une espèce de chêne à glands comestibles. Le nom spécifique est la contraction de deux racines grecques : hippo le cheval et castanum la châtaigne d’où le nom vernaculaire « châtaignier des chevaux ». Bien que considérées comme toxiques, les graines du marronnier auraient servi de nourriture au cheval et de médicaments contre certaines affections pulmonaires de cet animal. Description: Lorsqu’il est planté en isolé, le marronnier blanc est un arbre majestueux, imposant qui…

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