Sternbergie jaune

La sternbergie jaune (Sternbergia lutea) de la famille des amaryllidacées. Noms vernaculaires : vendangeuse, crocus jaune, amaryllis jaune… Malgré les apparences, la sternbergie jaune est plus proche d’un narcisse que d’un crocus. En effet, comme chez le narcisse, le bouton floral est enfermé dans une spathe blanchâtre translucide et l’ovaire de la fleur est infère. Le nombre des étamines permet de clairement différencier la vendangeuse d’un vrai crocus : la sternbergie en possède 6, le vrai crocus en possède 3. L’originalité principale de la sternbergie jaune réside dans l’époque de sa floraison. Si la plupart des plantes bulbeuses fleurissent au cours du printemps, cette espèce exotique naturalisée dans certains vignobles s’épanouit au cours de l’automne au moment des vendanges. Certaines années, en fonction des conditions météorologiques de l’été, elle peut apparaître dès la fin du mois d’août.Etymologie: Le genre Sternbergia est dédié à un botaniste d’origine autrichienne, Kaspar von Sternberg, fondateur du muséum d’histoires naturelles de Prague. Le nom spécifique provient du latin luteum qui désigne la couleur jaune. C’est évidemment en référence aux fleurs d’un beau jaune éclatant.Description: La sternbergie jaune est une plante herbacée bulbeuse à cycle inversé par rapport à la plupart des bulbeuses classiques. On pourrait la comparer au colchique d’automne mais à la différence de cette espèce, ses fleurs et ses feuilles arrivent simultanément en fin d’été et au début de l’automne. Les fleurs forment de…

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Chimonanthe

Le chimonanthe précoce (Chimonanthus praecox) de la famille des calycanthacées Synonymes : chimonanthe odorant (Chimonanthus fragrans), chimonanthe du Yunnan (Chimonanthus yunnanensis) … Voir ses abeilles rentrer du pollen le jour de Noël peut apparaître comme une gageure pour l’apiculteur amateur contemplatif. Cependant, pour peu que les conditions météorologiques soient favorables (rappelons que les abeilles ne sortent de leur ruche que si la température atteint au moins une bonne dizaine de degrés), et surtout si le jardin possède quelques exemplaires de chimonanthe précoce, ce pari qui semble un peu fou est tout à fait gagnable. Il s’agit d’un arbuste originaire de la province chinoise du Yunnan. Il fleurit sur des rameaux nus de début décembre à la mi-janvier et présente son maximum de floraison pour les fêtes de fin d’année. Comme en plus, il est extraordinairement odorant, il attire très facilement les butineuses en vol de propreté.Etymologie: Le nom générique est la réunion de deux racines grecques : chimon pour l’hiver et anthos pour fleur, donc littéralement fleur d’hiver. Le nom spécifique issu du latin « en remet une couche » puisqu’il signifie précoce ! L’autre nom spécifique fragrans provient également du latin et signifie odorant, parfumé. Pour attirer les rares pollinisateurs au cœur de l’hiver, la sélection naturelle a favorisé deux stratégies, soit une couleur voyante, soit un parfum envoûtant. Le chimonanthe précoce a opté pour les deux.Description: Le chimonanthe précoce…

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Perce-neige

Le (ou la) perce-neige (Galanthus nivalis) de la famille des amaryllidacées Noms vernaculaires : clochette d’hiver, galanthe des neiges… Plus ou moins simultanée à celle du noisetier, la floraison du perce-neige est une preuve supplémentaire d’une reprise d’activité à l’intérieur de la ruche. Il y a en effet une corrélation certaine entre la floraison de ces espèces et la relance de la ponte de la reine. Le perce-neige offre l’exemple d’une plante plutôt rare dans la nature mais largement présente dans les parcs et les jardins où elle se naturalise très facilement. Son statut est donc directement lié à l’homme qui est l’agent principal de sa dissémination. Les spécialistes désignent cette situation sous l’appellation d’anthropochorie de anthropo = homme et chorie = porter, donc plante portée ou transportée par l’homme.Etymologie: Le nom générique est la contraction de deux racines grecques, gala qui désigne le lait et anthos qui signifie fleur. Donc littéralement fleur de lait en relation évidente à la couleur générale de cette espèce à floraison très précoce. Celle–ci est évoquée par le nom spécifique nivalis, d’origine latine, qui signifie neige. Les gracieuses clochettes de la galanthe des neiges apparaissent au cœur de l’hiver. Les différents noms vernaculaires reprennent tous ces idées de couleur et de précocité.Description: La galanthe des neiges est une plante herbacée vivace par son bulbe blanc et ovoïde. De taille plutôt modeste, aux alentours de 15…

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Fritillaire pintade

La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) de la famille des liliacées Noms vernaculaires : pintadine, œuf de pintade, œuf de vanneaux, damier, belle de mars, tulipe d’eau, gogane … Si on devait établir un classement des plantes mellifères lourdement menacées par les activités humaines, la fritillaire pintade occuperait sans aucun doute, une des premières places du podium. Autrefois très répandues dans les prairies humides et inondables comme celles du val de Loire ou du val de Saône, elle est en très forte régression au point que de nombreux départements ont pris des arrêtés de protection. La principale cause de cette raréfaction désastreuse est liée directement à l’impact de l’agriculture intensive sur son biotope naturel. On peut notamment citer : - le drainage des zones humides. - le labourage des prairies alluviales pour implanter soit des peupleraies soit, le plus souvent, des champs de céréales. - l’utilisation des désherbants. - … La cueillette constitue évidemment un caractère aggravant et doit être strictement proscrite.Etymologie: Le nom générique provient du latin Fritillus qui désignait une sorte de cornet utilisé pour jeter les dés. La forme des fleurs évoque un peu cet objet. Le nom spécifique provient également du latin meleagris qui correspond au nom de la pintade. Les différentes couleurs réparties en damier sur la corolle rappellent, un peu, le plumage moucheté de cet oiseau africain. Souvent, les très nombreux noms vernaculaires évoquent également la…

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Consoude officinale

La consoude officinale (Symphytum officinale) de la famille des borraginacées. Noms vernaculaires : oreille d’âne, langue de vache, grande consoude… Comme la bourrache de la même famille botanique, la grande consoude fait partie des plantes très utiles aux multiples usages. Elle devrait se trouver dans tous les jardins car elle est à la fois décorative, mellifère, médicinale, comestible et fertilisante.Etymologie: Le nom scientifique provient probablement du grec sumphuton qui désigne une plante aux propriétés cicatrisantes très utilisée dans l’Antiquité. Le nom générique français provient du latin consolida qui signifie consolider et affermir. Là encore il s’agit d’une référence directe aux usages de la consoude pour cicatriser les plaies et consolider les fractures. Quant aux noms vernaculaires ils évoquent surtout la taille de la plante ou la forme de ses grandes feuilles allongées et pointues.Description: La consoude officinale est une plante vivace herbacée robuste et vigoureuse qui pousse souvent en colonies importantes dans les zones humides et riches en sels minéraux. En quelques semaines elle atteint une hauteur qui dépasse souvent le mètre. Toutes les parties de la plante sont recouvertes de poils raides qui donnent, notamment aux feuilles, un caractère rêche et rugueux voire piquant. Ces feuilles, allongées et pointues, font environ 40 cm de long pour 15 de large. Elles sont longuement pétiolées à la base des touffes compactes et deviennent sessiles sur les tiges florales où elles se prolongent…

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Châtaignier

Le châtaignier cultivé (Castanea sativa) de la famille des fagacées. Noms vernaculaires : arbre à pain, pain du pauvre… Tout le monde connaît les castagnettes, ces petits instruments de musique autophones très utilisés dans l’Europe du Sud et notamment en Espagne. Mais qui connaît la relation avec le châtaignier ? On y retrouve la racine du nom latin car la castagnette était fabriquée à partir du bois de cette belle essence. D’ailleurs en espagnol, castagnette signifie « petite châtaigne ». Le bois de châtaignier a bien d’autres utilisations. On en fait des charpentes, des tonneaux, des piquets de vigne imputrescibles (échalas), des paniers… Ses feuilles servent à enrober certains fromages ou certaines pâtisseries. Ses fruits, les châtaignes ou parfois les marrons, servent à préparer une farine à multiples usages, de la purée, diverses confiseries (les marrons glacés notamment) ou sont simplement consommées grillées (chauds les marrons, chauds…).Etymologie: Castanea est directement issu du latin lui-même dérivé du grec Kastanou qui désigne le châtaignier et parfois le chêne ! Il pourrait aussi s’agir d’une ville de la Thessalie, province du nord-est de la Grèce, célèbre pour la qualité de ses châtaignes. Le nom spécifique sativa vient également du latin qui signifie cultivé. En effet, s’il existe à l’état sauvage dans plusieurs régions du sud de la France (Ardèche, Cévennes, Corse…), le châtaignier est surtout cultivé pour les raisons citées précédemment. Cette culture a…

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Epilobe à feuilles étroites

L’épilobe à feuilles étroites (Chamaenerion angustifolium = Epilobium angustifolium) de la famille des onagracées ou des oenothéracées. Noms vernaculaires : laurier de St-Antoine, Antoinette, osier fleuri… Comme les fleurs du laurier de St-Antoine sont construites sur le modèle 4 on pourrait, en se laissant aller à la facilité, classer cette plante dans la famille des crucifères. Mais un examen un peu plus approfondi permet rapidement d’observer des différences importantes et d’opter pour un choix radicalement différent. La plus importante de ces dissimilitudes est la position de l’ovaire. Chez l’épilobe, il est situé en dessous du périanthe (sépales et pétales). Les spécialistes parlent d’un ovaire infère. Une autre différence concerne la maturité comparée des anthères et des stigmates. Chez la plupart des crucifères, ces deux organes sexuels sont synchrones et ces plantes sont généralement autofertiles. En revanche, chez l’épilobe, les anthères libèrent leur pollen grisbleu quelques jours avant l’ouverture des stigmates de la même fleur. Elle est donc autostérile et nécessite l’intervention des pollinisateurs. Etymologie: Epilobium est la contraction de deux racines grecques, epi qui signifie dessus et lobos nom d’un fruit de type silique. Il s’agit d’une évocation évidente à la position de la fleur sur le dessus de l’ovaire. Chamaenerion est également la contraction de deux racines grecques, chamae qui veut dire nain, peu élevé et nerio qui a donné Nerium le nom scientifique du laurier-rose. Les feuilles de l’épilobe…

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Colchique d’Automne

Le colchique d’automne (Colchicum autumnale = Colchicum multiflorum) de la famille des liliacées ou des colchicacées. Noms vernaculaires : tue-chien, tue-loup, fauxsafran, safran bâtard, veilleuse… Les noms communs de cette belle bulbeuse à floraison automnale donnent directement le ton. Le colchique d’automne ressemble beaucoup au crocus donc au safran et il s’agit d’une plante très toxique, sans doute une des plus vénéneuses de la flore française avec la belladone et l’aconit casque de Jupiter. Un peu de botanique et surtout un peu d’observation permettent d’éviter la confusion : - le colchique possède 6 étamines alors que les crocus n’en possèdent que 3. - les feuilles du colchique d’automne n’apparaissent qu’au printemps suivant sa floraison alors que celles des safrans, qu’ils soient printaniers ou automnaux, apparaissent un peu avant ou simultanément. Etymologie: Le nom générique provient du grec Colchicos qui désignait l’ancienne province de la Colchide l’actuelle Géorgie au bord de la mer noire. Dans la mythologie grecque, cette région était la patrie de Médée, célèbre magicienne et surtout célèbre empoisonneuse ! Les noms spécifiques proviennent du latin et sont faciles à traduire, automnale pour automne, époque de la floraison et multiflorum pour nombreuses fleurs, chaque bulbe en produisant plusieurs. Ces fleurs en coupe mauve clair avec leurs anthères orange lumineux évoquent la lampe qui veillait les défunts d’où le nom commun de veilleuse.Description: Le colchique d’automne présente des aspects très différents…

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Verge d’or

Le solidage verge d’or (Solidago virgaurea) de la famille des astéracées. Noms vernaculaires : gerbe d’or, verge dorée, baguette d’Aaron, herbe des juifs… Avec la fin de l’été, certaines plantes produisent pollen et nectar de qualité et en quantité. Elles prennent une importance considérable pour préparer les insectes qui passent la mauvaise saison sous forme adulte à résister aux rigueurs de l’hiver. Ceci est évidemment le cas des colonies d’abeilles qui, en cette saison, préparent déjà la prochaine campagne en donnant naissance aux ouvrières qui assureront la reprise d’activité dès janvier-février prochains. La gerbe d’or fait partie de ces plantes providentielles. Elle fleurit d’août à octobre sur toutes sortes de sols qu’elle illumine de ses belles fleurs jaunes et généreuses. A cette époque, elle est visitée par tout un cortège de pollinisateurs et notamment par des diptères souvent mimétiques comme les syrphes, des lépidoptères et des hyménoptères qui trouvent là de quoi se faire de substantielles réserves adipeuses.Etymologie: Le nom générique est la contraction de deux racines latines solidium et agere. Il signifie consolider, rendre solide. Il a été donné par Linné en référence aux nombreuses propriétés thérapeutiques de la plante et notamment à ses propriétés vulnéraires. Le nom spécifique est également issu du latin virga qui désigne une baguette, un rameau souple, une verge... et aurea qui correspond à l’orDescription: Le solidage verge d’or est une plante herbacée vivace régulièrement…

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Bruyère de Darley

La bruyère de Darley (Erica x darleyensis) de la famille des éricacées Certains arbustes ou sous-arbrisseaux ont quasiment toutes les qualités requises pour figurer en première place dans les jardins destinés aux pollinisateurs. C’est le cas de la bruyère de Darley obtenue par hybridation entre la bruyère d’hiver (Erica carnea) d’origine alpine et la bruyère dite méditerranéenne (Erica erigena), en réalité d’origine plutôt atlantique (on peut aussi la rencontrer sur certaines falaises irlandaises et on l’appelle aussi bruyère de l’Ouest). Cet hybride interspécifique, donc stérile, présente une floribondité remarquable et une durée de floraison sans égale. En fonction des nombreux cultivars proposés par les pépiniéristes, elle est capable de fleurir sans discontinuer de novembre à avril. Si on ajoute qu’elle se contente de sols pauvres, bien drainés, donc sans excès d’humidité , on ne peut qu’être séduit. Son port étalé permet de réaliser des tapis denses en couvre-sol en plein soleil de préférence, cette plante étant plutôt héliophile.Etymologie: Le nom du genre provient vraisemblablement du grec erico qui signifie briser, faisant ainsi référence à la fragilité des rameaux des bruyères. Le nom spécifique est la latinisation de Darley (ou Darley Dale), ville située dans le Derbyshire au sud de l’Angleterre. C’est dans cette localité que sont nés, durant l’ère victorienne, les premiers hybrides du genre Erica.Le saviez-vous ?Au niveau apicole, plusieurs autres espèces de bruyères permettent de  récolter des miels de…

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